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HISTOIRE
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Ferme de Villars Saint Georges
Villars-Saint-Georges
est situé sur la rive gauche du Doubs, à une vingtaine de kilomètres
en aval de Besançon. Le territoire communal ne touche à la rivière
que sur 300 mètres environ, le milieu de l'eau constituant la
limite. L'agglomération a évité la plaine inondable (220 m
d'altitude) et s'est constituée un peu plus haut (240 m
environ) sur un coteau bien orienté au soleil et garni d'arbres
fruitiers. Le finage, quasi rectangulaire, est un plateau ondulé,
culminant du côté de Courtefontaine, aux alentours de 300 m.
Un petit gouffre existe près de Rougeaux, en relation avec le cours
d'eau de la grotte d'Osselle. Un autre gouffre est également visible
à Fiêtre.
Voies de
communication
Le C.D. 101 (de Byans à Courtefontaine, limite du Jura), traverse le
village, qui est situé à 8 km au sud-ouest de Boussières, à 22 km au
sud-ouest de Besançon.
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Cadastre
Premier cadastre établi en
1826. Territoire communal de
515 ha, dont 112 en forêt
(1980).
Hameaux
Le Petit Villars à 2,5 km au
sud-sud-ouest. Toponymie
Villario sancti Georgii
(1143), Viler sans jorge
(1259), Vilert seint george
(1352), Viller saint george
(1384 et 1480). |
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Situation administrative
Ancien Régime. —
Subdélégation de Quingey.
Révolution. — District de
Quingey, canton de Byans.
XIX`-XX` siècles. —
Arrondissement de Besançon,
canton de Boussières.
Situation judiciaire
Ancien Régime. — Présidial
de Salins, bailliage de
Quingey, justice
seigneuriale d'Abbans jusque
vers 1742.
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Histoire
Sur une longueur de 700 m environ, le
territoire communal est limité par un chemin, que la carte au
1/25.000 appelle « levée de Jules César ». Or dans son prolongement,
sur la commune de Fourg, un autre tronçon est indiqué dans les mêmes
termes. Cette dénomination est ancienne, puisque en 1756, les
habitants de Fourg demandaient à « rétablir la levée de Jules César
» pour leur commodité. Longtemps avant, dans un dénombrement donné
en 1584 par la dame de Fourg, il est écrit que « la levée » sert de
séparation entre Fourg et le hameau du Petit Fourg. Ces deux
tronçons formant une ligne avec celui que l'on voit dans le bois du
Gîte (voir Osselle) il ne fait guère de doute qu'une voie romaine
ait passé là, au bas du coteau de Villars-Saint-Georges. Elle
aurait vraisemblablement relié Besançon avec Lons-le-Saunier et
Lyon.
Le village est ancien, car son église est déjà mentionnée en 1145.
En 1272, Guillaume d'Abbans reconnaissait tenir en fief de Jean de
Chalon, comte de Bourgogne « dix maignies d'hommes à viler saint
gorge », ainsi que des biens. Si l'on admet qu'une maignie
correspondait à un ménage, il s'agissait peut-être d'une quarantaine
de personnes. Mais elles ne devaient pas être les seules à Villars,
car 6 ans plus tard seulement, en 1278, la veuve du chevalier
Humbert de Boussières donnait à l'hôpital du Saint-Esprit de
Besançon 3 hommes de Villars avec leur tenure. Peut-être y avait-il
d'autres familles encore.
Au XIV` siècle (1308, 1309, 1311. 1384) il se confirme que Villars
est tenu, en partie probablement, par le seigneur d'Abbans.
Longtemps après, en 1583, c'est encore vrai, mais on constate un
important changement : le domaine est devenu seigneurie. Thomas de
Jouffroy, seigneur d'Abbans, est en même temps seigneur de Villars
Saint Georges (et de marchault). Ses descendants conserveront le
fief jusqu'en 1742, année où ils le vendirent à Etienne Pourcy,
magistrat. Ce dernier le revendit peu après, en 1763, à
Charles-Frédéric Arbilleur, avocat au Parlement, descendant d'une
vieille famille bisontine, qui ne manqua pas de se faire appeler à
son tour « seigneur de Villars-Saint-Georges ». En 1770 il légua ses
biens et ses titres à son neveu Charles-Louis Arbilleur. La noblesse
ayant été conférée à ce dernier vers 1783, il prit part à la réunion
de ses pairs à Dole, en 1789. II mourut sans postérité en 1817.
A qui les sires d'Abbans devaient-ils rendre hommage pour leur terre
de Villars-Saint-Georges, devenue plus tard seigneurie ? Autrement
dit quel était leur suzerain ? Nous avons vu qu'en 1272, c'est du
comte de Bourgogne Jean de Chalon, qu'ils avaient reçu leur fief. Ce
sont donc des membres de la maison de Chalon, plus précisément de la
branche Chalon-Auxerre, qui recevaient périodiquement l'hommage des
sires d'Abbans, pour Villars-Saint-Georges, jusque vers 1370.
Ensuite, le dernier comte d'Auxerre étant mort en prison à Poligny,
sans postérité, ses biens retournèrent au domaine comtal. La
suzeraineté revint donc aux ducs-comtes de Bourgogne, puis à leurs
descendants. Mais il est probable que de cela, les manans de Villars
se préoccupaient peu. C'est à leur seigneur qu'ils avaient affaire,
et les rapports qu'ils entretenaient avec lui nous sont un peu
connus grâce à trois documents.
C'est tout d'abord, de 1584, le dénombrement donné par Thomas de
Jouffroy. Il est assez succinct, comme si la seigneurie était de
création récente. Le seigneur avait le droit de rendre la justice,
haute, moyenne et basse. Les manans — on comptait alors « 29 feugz
et maigniers » — étaient « de condition mainmortable taillable et
courvoyable ». Les corvées étaient nombreuses, exigibles sur le
territoire de Villars seulement, ce qui n'était plus vrai en 1621.
Le sire ne possédait en propre qu'un pré, qu'il amodiait, et un bois
de 400 journaux. Mais chaque feu lui devait 8 francs et demi de
taille par an, et 5 sols en plus pour le four du ménage, car il n'y
avait pas de four banal. Celui-ci était probablement inutilisable
depuis longtemps. Un document de 1384 en mentionne un, avec ses
appartenances, mais ne fait pas allusion à une quelconque redevance.
Sans doute était-il hors d'usage, en cette époque déjà.
Le dénombrement de 1621, donné par Claude de Jouffroy d'Abbans, fait
état d'exigences plus importantes ou plus précises. Le seigneur a le
droit d'instituer des officiers « qui ont connaissance de tous
délictz qui se commettent rière (dans) ladicte seignorie ». Les
corvées seront effectuées soit à Villars, soit à Abbans, soit à
Osselle, où le sire a des terres. Il peut exiger l'aide aux quatre
cas, de même que le guet et la garde au chastel-derrière d'Abbans.
Il a le droit de faire contrôler les poids et mesures par ses
officiers et de les faire marquer à ses armes. Il interdit la vente
de pierre de Villars, hors de la seigneurie, etc.
Pour chaque four familial, il est toujours demandé 5 sols annuels,
mais le seigneur a soin de rappeler son « pouvoir par traicté de,
quant bon (lui) semblera, ériger un four banal audit Villars où tous
seront tenus cuyre leurs pain et pactes ».
Un peu plus tard, fut effectivement construit un four banal. C'est
un troisième dénombrement, celui de 1769, nous l'apprend. Il nous
révèle en même temps que les prérogatives du seigneur se sont encore
accrues. Il a le droit de « mettre, conclure et accorder les bans
des vendanges », après avoir pris, semble-t-il, l'avis des autres
propriétaires, et « il n'est permis à qui que ce soit de vendanger
lesdites vignes avant le jour des Bans ... sous peine de l'amende de
60 sols au profit du seigneur ». Quant au statut des « perrières »,
il est devenu plus restrictif : aucune pierre ne doit être extraite
sans autorisation.
Par ailleurs le seigneur a augmenté l'importance de ses biens
propres. Au pré et au bois dénombrés en 1584, se sont ajoutés des
champs et une vigne. Il possède en outre à Villars une grosse
maison, appelée château, avec ses dépendances : logements pour
ouvriers et garde, jardin, verger, colombier.
Pendant le XVIII` siècle, la communauté de Villars-Saint-Georges a
soutenu plusieurs procès. Elle cita son curé devant les tribunaux
en 1785, lui reprochant d'avoir dégradé le presbytère et enlevé «
des effets » qui en faisaient partie. Il lui fallut se défendre en
1790 contre treize de ses membres, qui s'étaient entendus pour
accaparer une portion du communal. En 1790 encore, elle fut assignée
en justice par l'Administration forestière, parce qu'elle avait cru
pouvoir séparer à son profit, par des bornes, en bordure de la
grande forêt domaniale, une petite parcelle de 12 arpents. En 1803,
la Cour de Cassation cassait le jugement du tribunal d'appel de
Besançon, qui avait débouté l'Administration, et ordonnait un
nouveau jugement en appel à Colmar. Faute de documents, l'issue du
procès ne nous est pas connue.
Economie - Société
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Démographie historique
1614 : 32 feux - 1688e 83
hab. - 1826: 330 hab. - 1851
: 318 hab. - 1901:180 hab. -
1926 : 144 hab. - 1954 :135
hab. - 1975 : 120 hab - 1982
: 143 hab
Pertes subies au cours des
dernières guerres :
1914-1918: 10
1939-1945:1 |
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Familles existant
au-XVIIIe siècle (1750)
Allemand, Arbez, Ballet, Belin, Boucon,
Chaillet, Chevillot, Cointet,
Dard, Doney, Duc, Grillet,
Guyon, Huguet, Jeantet,
Jobez, Martin, Mesière,
Montron, Petetin, Poiterey,
Roumeron |
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Dans un document de 1384, il est indiqué, sans autre précision, que
les manants « ont leur usaige en bois de chaux » (chah = chaux). On a
heureusement des renseignements moins sommaires, grâce â un
inventaire des biens du domaine, que fit dresser en 1564 le roi
d'Espagne, souverain de la Comté. Une page de ce gros registre
concerne les droits des habitants de Villars-Saint-Georges, dans la
forêt de Chaux. Il leur était alors permis d'y prendre pour leur
usage du bois « vif et mort » et d'y mener leurs bêtes en pâture.
Ces droits furent concédés en 1564, parce qu'on se référait à une
sentence de 1403, qui elle-même s'appuyait sur un usage ancien. Le
document de 1564 confirme donc celui de 1384 en le complétant un
peu.
Les habitants eurent également des droits dans la futaie du
seigneur, située en Rougeaux. Il leur était permis d'y prendre le
bois nécessaire pour clôturer leurs héritages et pour entretenir
leurs maisons. Ils pouvaient aussi y mener leurs bêtes en pâture
sous certaines conditions.
VILLARS-SAINT-GEORGES
Dans son cahier de doléances, la population demande qu'il lui soit
abandonné un coin de forêt de 200 arpents (environ 100 ha) au lieu
dit en Rougeaux, « joignant le territoire qui leur a été vendu par
messire Joseph de Jouffroy, leur ancien seigneur ». Le nombre des
habitants du village avait quadruplé depuis un siècle, et les
besoins croissants en bois de construction, de menuiserie et de
chauffage étaient devenus difficiles à satisfaire.
Actuellement la commune possède, tant en forêt de Chaux qu'aux
abords, une surface boisée de 100 ha, dans la-quelle les habitants
profitent du droit d'affouage.
La vigne, elle aussi, a tenu une grande place dans l'économie
locale. En 1584, le seigneur bénéficiait des corvées pour faire sa
vendange, et il en était de même en 1621 et en 1769. Mais les sujets
aussi avaient leurs vignes. En 1773, il en était cultivé 187 arpents
(70 ha environ), qui fournissaient 128 muids de vin (environ 350 hl
?). En 1909, il restait encore 10 hectares de vigne, qui peu à peu
ont été abandonnés.
Le nombre des exploitations agricoles, qui était encore de six en
1980, est aujourd'hui réduit à trois. Cependant le nombre des bêtes
à cornes a augmenté : 120 en 1909 ; 196 en 1980. Par contre la
surface consacrée aux céréales a beaucoup diminué : 230 ha, dont 165
de blé en 1852 ; 52 ha, dont 12 de blé en 1980. En 1875, en commun
avec Courtefontaine, la fromagerie produisait 10.000 kg de fromage
et 1.500 kg de beurre. Mais son activité ne dura guère. Une nouvelle
fromagerie fonctionna entre 1950 et 1974. Mais les cultivateurs
portent plutôt leur effort maintenant vers la production de la
viande. Ce qui reste de lait disponible, est collecté et utilisé par
des laiteries de la région.
Une pierre de bonne qualité existe dans une carrière exploitée
depuis longtemps, sur le territoire de la commune. Il n'est dont pas
étonnant que la taille de la pierre ait été pratiquée autrefois à
Villars. Elle l'est encore aujourd'hui. La marbrerie Boucon fabrique
des monuments funéraires et rappelle volontiers que, dans la
famille, on est tailleur de pierre et marbrier depuis 1850.
L'entreprise Boucon a participé à la reconstruction du pont de la
République à Besançon et du pont de Thoraise. Elle a livré aussi à
la S.N.C.F. des blocs destinés à ses murs de soutènement. A cette
entreprise, a été décerné en 1985 l'Oscar du monument funéraire,
distinction que deux marbriers français seulement ont obtenue
jusqu'à présent.
Il existe aussi dans le village un café-restaurant-épicerie. La
plupart des actifs sont employés à Besançon; quelques-uns le sont à
Saint-Vit ou à Quingey. La marbrerie emploie en tout une dizaine de
personnes.
Histoire religieuse
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Situation ecclésiastique
Ancien Régime. — Doyenné de Sexte,
paroisse de Villars-Saint-Georges.
Collateur : chapitre métropolitain de
Besançon.
XIX° siècle. — Succursale (décret du
30.9.1807). Actuellement. — Zone
pastorale des Vallées, doyenné de
Quingey, paroisse de
Villars-Saint-Georges. |

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Pierre
tombale
Dessin J. Gameret |
L’église a été construite au courant du
XII ème...
En 1145,
il existait déjà à Villario sancti
Georgii une église, qui fut conférée par
le pape Eugène III au chapitre de
l'église Saint-Etienne de Besançon. De
quelle époque date l'église qui se
dresse aujourd'hui à Villars ? Dans une
lettre de 1833, adressée au Préfet, le
maire du village affirmait ignorer la
date de sa construction, ajoutant
qu'elle était très antique. Mais grâce
au millésime gravé sur un linteau, il
datait le clocher de 1700. Il précisait
dans sa lettre que l'une des deux
chapelles avait été fondée par le sieur
Arbilleur, dernier seigneur du lieu ;
l'autre est due, écrivait-il, à la
famille Doney.
En 1839,
des réparations importantes avaient été
projetées pour l'église, pour le
presbytère et pour l'entourage du
cimetière. Mais rien ne fut réalisé, du
moins on peut le penser, car en 1876, la
pluie traversait la toiture de l'église,
les laves écrasaient la charpente, des
lézardes apparaissaient dans les murs.
En cette époque, l'abside et le choeur
étaient voûtés, tandis qu'un plafond
couvrait la nef. L'architecte avait
d'abord pensé restaurer le plafond « en
substituant le fer au bois ». Mais les
lignes du devis de 1882, qui décrivent
ce travail, sont biffées. A côté il est
écrit à l'encre rouge, que c'est une
voûte d'arête en bois cintré qui sera
construite. Quant au presbytère il avait
besoin d'urgentes réparations.
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Les travaux furent terminés en 1884. Entre-temps, en
1866, une sacristie avait été édifiée, grâce à une
souscription des paroissiens, qui avaient aussi
fourni leur travail. Le chemin de croix date de
1884. La cloche de 1750 a été inscrite comme
monument historique en 1942.
Pendant la Révolution, la vie religieuse à Villars,
comme partout ailleurs, fut gravement perturbée.
Jules Sauzay nous en donne une idée dans son
monumental ouvrage. Le curé Parreau et son vicaire
Breuillot furent remplacés par deux moines qui
avaient prêté serment à la Constitution. Peu après
ils entraient dans la clandestinité, traqués par les
« patriotes », célébrant des messes de nuit, en des
lieux secrets. Le mobilier de l'église fut vendu
comme bien national. Le presbytère fut réquisitionné
pour servir de logement à un éventuel instituteur.
Quant au maître d'école de l'Ancien Régime,
Jean-CIaude Margelin, il aidait les prêtres
réfractaires à se cacher et organisait des
assemblées de fidèles dans l'église, selon le rite
traditionnel. Il fut arrêté et s'en tira avec une
courte détention préventive et une amende. Il avait
été dénoncé par Pâturot, commissaire à Liesle, qui
connaissait bien Villars, car il en était
originaire, Sauzay nous apprend qu'après la
signature du Concordat en 1801, le curé Parreau
retrouva sa cure de Villars
Équipement
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Fontaine,
1833 ; réparée en 1866, 1893, 1902.
École, de
1846 à 1882. Remise pour pompe et
mairie, 1882. Pont-bascule, 1908.
Électrification, vers 1912. (moulin de
la Froidière). Eau sur éviers, vers
1960. Égouts, vers 1970. |
La construction de la
fontaine débuta en 1833. Elle avait été adjugée à un
entrepreneur de Baume, mais il confia le travail à
un sous-traitant, dont on eut à se plaindre, non
seulement parce que l'ouvrage n'avançait pas, mais
parce que les parties déjà exécutées laissaient
beaucoup à désirer. Plusieurs années de réclamations
furent nécessaires avant que l'achèvement fût
satisfaisant. En 1893 les bassins devenus vétustes
furent réparés en même temps que la toiture.
La construction de
l'école ne fut pas une mince affaire. En fait elle
dura presque un demi-siècle. En 1837 un devis et un
plan furent demandés à l'architecte Vieille. Le plan
montre une école coin-portant au rez-de-chaussée une
salle de classe, une cuisine pour l'instituteur et
un réduit pour son lit ; à l'étage une chambre était
prévue. Le tout était contigu à une grange et à une
écurie appartenant à un voisin. Il est probable
qu'un tel projet (à la mesure du peu de ressources
disponibles), n'enthousiasmait personne. Il fut
remanié et remplacé par un nouveau projet qui,
cette fois, était trop ambitieux, car on ne put en
réaliser qu'une tranche. Commencés en 1846, ces
travaux partiels ne furent terminés qu'en 1850,
grâce à un apport de 1.000 francs, du Conseil
Général. Mais un bâtiment inachevé et de surcroît
non entretenu, vieillit vite. En 1879 il demandait,
outre son achèvement, des réparations extérieures et
intérieures. Un nouveau secours départemental, de
2.500 francs, permit de faire ces travaux en 1882.
Actuellement, une
classe est ouverte à l'école de Villars, et reçoit
22 élèves de Villars et de Byans (C.E. 2e année et
C.M. année). Les autres élèves du 1er cycle et ceux
de l'école maternelle vont à Byans, transportés en
car. Les élèves du second cycle fréquentent le
Collège de Saint-Vit.
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Sources et bibliographie
Source. --
Guide des A.D. tome II. p. 365.
Bibliographie. -- De Castljau (H),
Philippe VI et l'affaire de
Châtelmaillot dans Académie de Besançon,
vol. 183 (1978-1979), p. 275 et s. |
Hameau
Le territoire communal comprend le
hameau du Petit Villars.
La paroisse de Villars englobait au
XVIII ème siècle les hameaux de la Corne et du Château-le-Bois
Économie
De touts temps vouée à l'agriculture
et à la production fruitière. La commune fut rebaptisée en 1789
"commune à bon fruits".
La vigne a tenu une grande place dans
l'économie locale (70 hectares en 1773)
Carrières
Ouvertes au XVII ème siècle, les
carrières de pierre de bonne qualité ont fourni les matériaux de
construction à toute la région.
Les pierres du pont de la République à
Besançon viennent des carrières de Villars. Cette activité dura
jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale et se prolonge
aujourd'hui par l'exploitation d'une marbrerie réputée.
Villars St Georges :
Histoire
Les habitants de
Villars étaient appelés les " toucheurs de chêne de
la forêt de Chaux ! "
Villars Saint Georges
s’appelait Bonfruit pendant la période
révolutionnaire du XIXe siècle.
La cloche de l'église,
œuvre exécutée par Lièvremont (fondeur de cloches à
Pontarlier) en 1750 est classée aux Monuments
Historique depuis le 29 octobre 1942.
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CURIOSITES |
Forêt de Chaux -
Vallée du Doubs
Grottes
d'Osselle à proximité
Fête patronale en
avril - Week-end de la St Georges
Géographie
Altitude : de 220m à 310m
Superficie : 5,15 km²